Départ avec un café, un peu barbouillé par la journée de repos. Ca commence direct par des montées et des descentes en taillant dans la belle campagne bourguignonne pendant une cinquantaine de bornes (jusqu’à Paray-le-Monial). Un vieux du coin m’a demandé : << vous allez jusqu’à Parai comme ça ? >> Oui. Pourtant j’ai pas une plaque 75 au cul. Découverte d’un énième accent d’une tribu jusqu’alors inconnue dans le coin ? Ou parigot qui ne sait même plus d’où il vient ?

La Gou borgne
Les collines bourguignonnes s’avalent sans broncher. Le passage de vitesses à la précision chirurgicale restaurée sait de nouveau se faire oublier. Le vélo est fou de joie sur ces routes de campagne défoncées mi gravier mi asphalte. Avec le lourd chargement, à pleine bourre il se tord pour éponger le moindre choc. Le pilote est également content de sortir un peu des canaux battus. Tout ça avec un grand beau temps. C’est juste totalement désert. Alors quand je croise un autre cyclo je suis content. Mais bon sur tous les organismes mouvants vus sur cette première moité de trajet, c’était quand même 99% de vaches.

Une chapelle entre le soleil et les grands arbres
A mi-trajet à Paray retour au canal du centre. Puis on pousse jusqu’à Digoin où se trouve un pont-canal.

Le pont-canal de Digoin
Et dessous … LA LOIRE!! Il s’en est passé du temps avant de la voir. Cette ‘véloroute’ des fleuves est vraiment bien faite et porte parfaitement son nom. Quelle belle initiative.

Gad Poupi, la Loër vin diou
Le reste du trajet se fait sur le canal du Centre pour 30 kilomètres puis la piste nous emmène dans les hauteurs, entre deux rangées d’arbres, 15 kilomètres jusqu’à Bourbon-Lancy.
La journée a été très agréable. 98 kilomètres. Suis à une journée de Cosne-sur-Loire.

Avec quelques points d’expérience récoltés ces derniers jours, je peux affirmer que la Loire un des fleuves les moins bien rangés à 1000 kilomètres à la ronde