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La Zone Bleue

Voyages à vélo

48h pour le Ventoux ?

Le projet

Depuis le temps que j’en rêvais!

Ce colosse posé au beau milieu du Vaucluse. Ce mythe. Ses histoires. On le voit bien du train qui va à Marseille. Seul. Le Ventoux.

J’ai une semaine de vacances ce début mai 2019. Youpi! J’y vais à vélo avec pour tout bagage … un slip. Un nouvel épisode de liberté à venir qu’il faudra quand même un peu préparer.

L’idée de départ était de suivre un tracé de 1000 kilomètres qui s’étire de Montgeron (en région parisienne) à Bédouin (au pied du Ventoux). Le topo prévoit 250 kilomètres par jour et propose en option l’ascension de la montagne sacrée sur un cinquième jour. L’événement s’est déroulé en juin 2018. Feuille de route et traces GPS sont toujours disponibles dans cette caverne aux mille trésors. Bon j’ai bien les 5 jours mais la météo de cette semaine est franchement pourrie, à coups de vagues de froid, pluie, orages et vents violents. J’apprendrai plus tard (en fait aujourd’hui en discutant avec un cyclo) que deux jours avant mon arrivée ça avait soufflé à 179 km/h en haut du Ventoux.

Alors on le case où le cycliste dans ce foutoir ?

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J’aurai rarement passé autant de temps à chercher la bonne fenêtre météo …

On a une fenêtre de tir de 48h.

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Le tracé (global)

Voilà ce qu’on va faire :

  • l’approche (100 km) : on atterrit à Mâcon dimanche après-midi et on pédale en diagonale (en serrant les fesses à cause du vent) jusqu’au Jura où on retrouve le parcours (sus-décrit) à mi-chemin, le soir
  • la fenêtre (400 km) : on suit le parcours jusqu’au Ventoux lundi et une partie de mardi. en cas d’avarie il restera un créneau de sécurité jusqu’à mardi soir.

500 kilomètres pour 5000 mètres de d+ à caser en 48h …

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Le tracé (par département traversé)

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La courbe du réchauffement climatique ? Non. Le dénivelé. Ca fera en tout 5000 mètres de montée.

Approche : Mâcon > Ambérieu-en-Bugey

(100 km)

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Le tracé dimanche après-midi > dimanche soir

Dimanche. 16h. Gare de Mâcon. Je me prépare à affronter un vent latéral puissant jusqu’au Jura. Il y aura 100 bornes – pas plus – à tortiller pour éviter les grosses routes départementales.

Progressivement on laisse derrière nous les monts du Mâconnais et rapidement on voit arriver les contreforts du Jura.

Juste le vent de côté à gérer (plus une question pour les nerfs que pour les jambes). Ca sera la rimaye de ce mini-trip. Météo France avait annoncé la couleur : c’est à coups de violentes bourrasques de traviole que je m’achemine vers la destination.

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Elle est pas un peu penchée l’herbe ?

Oublions les prolongateurs un instant pour mieux réagir à chaque nouvelle tentative de bousculade d’Éole.

Ca sera du grand flat les 80 premiers pourcents puis ça dodelinera dans les contreforts du Jura.

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Oui on va là-bas

Arrivé à Ambérieu-en-Bugey auto-consultation et décision : et si je continuais toute la nuit ? Après tout les cyclistes d’ultra ne s’arrêtent que quand ils ont terminé. Non. Mauvaise idée. Le vent ne se calmera que dans 6 à 8 heures. Ok j’en ai encore sous le pied (avec une sérieuse envie d’en découdre) mais il faut patienter. Donc hôtel de zone commerciale et repos.

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L’accessoire indispensable de tout voyageur : les tongs

Au moment de défaire les (maigres) bagages, oh stupeur les tongs ont disparu. Ca m’apprendra à faire des nœuds à la con. Coup au moral.

Lundi : Ambérieu-en-Bugey > Valence

(200 km)

lundi

Trajet du lundi 6 mai 2019

Réveil à 3h du matin ce lundi, départ à 4h. P***** qu’il fait froid! Je compte sur le pédalage pour me réchauffer, sans pour autant trop faire le malin avec mon cuissard court et mon coupe-vent.

Il se passe pas grand-chose au cours de cette nuit. De la bonne musique, des prolongateurs qui attendent juste qu’on se pose dessus … et les kilomètres défilent.

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Limite une cascade de glace

A 6h30 lumière blafarde et froid sibérien. Ca ne trompe pas : un panneau de bienvenue << Vous entrez en Savoie >>! Je fais une pause de 5 minutes – que je regrette aussitôt – au bord d’un lac brumeux.

C’est beau ce lever de soleil, quand-même.

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La Savoie, le pays du glagla

On passe au stade tremblements. J’accélère le mouvement pour récupérer quelques degrés. A 7h30 j’atterris dans un bar chauffé. Double-café et auto-concertation : je décide d’enfiler un pantalon et un pull. Ca va un peu mieux mais c’est pas pratique pour pédaler. J’ai l’impression de chercher à enfiler des perles avec des gants de boxe.

Une heure plus tard le soleil devient chaud. On repasse aux vêtements de cycliste et c’est la suite des grands paysages. On entre en Isère. La chaîne des alpes défile pendant de belles heures à ma gauche, dévoilant ses sommets majestueux (dont certains sont encore enneigés), jouant avec le soleil et les nuages. Un beau moment de vélo. J’ai du mal à réaliser que je me frotte à ces coins mythiques! Les dénivelés ne sont pas énormes mais c’est pas la Belgique non plus. Les panneaux indiquent le massif de la Chartreuse, Chambéry, Grenoble. Tout ça est juste à une encablure mais c’est pas là que je vais.

On arrive ensuite dans la Drôme. Un très beau coin aussi. Avec le vélo de route qui fonce et aidé par un vent de dos je croque la région à pleines dents.

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La Drôme (du Nord) à vitesse soutenue (par le vent)

On enquille ensuite sur l’Ardèche au bord du Rhône. C’est marrant d’avoir d’un côté les monts d’Ardèche et de l’autre les collines de la Drôme. Au milieu se trouve un immense plateau creusé par le Rhône (sans doute aussi un peu aplani par quelques glaciers, en leur temps).

Il fait chaud. Les kilomètres défilent toujours à vive allure.

Passage à Valence et atterrissage quelques kilomètres plus loin dans le bled de Beauvallon. Le nom ne s’invente pas : c’est beau et vallonné. La chambre d’hôte est perdue au milieu des bois eux-mêmes perdus sur une colline isolée dans une région oubliée. Ca va être calme cette histoire. Parfait pour se reposer de cette première journée. Dommage que je reste que quelques heures ici le temps de recharger les batteries.

Dodo jusqu’à 21h. Réflexion au réveil : et si je repartais de suite ? Non. On va y aller par étapes. Je ne suis pas encore assez aguerri pour enchaîner aussi rapidement. S’en tenir au plan. Je me rendors jusqu’à 3h du matin.

Mardi : Valence > Ventoux

(200 km)

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Ce mardi Drôme au petit-déj et Ventoux au casse-croûte

Bon maintenant je sais que je vais me peler les miches à 7h du matin. Mais je m’en fous. Rebelote : musique à tue-tête, position de confort sur les prolongateurs et enquillage de kilomètres dans la nuit. Encore un beau lever de soleil, cette fois-ci près de Montélimar …

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La route machine

… quelques montées … et de nouveau un froid polaire qui me cueille à 6h30 et me plonge dans un état d’hébétude encore jamais atteint. Il faut dire qu’un vélo de route ça va vite (le froid ressenti). Et un cuissard assorti d’un tee-shirt c’est un peu limite pour les conditions. Débute une nouvelle épreuve de patience : attendre le soleil. Georges Livanos parle bien de ça :

Il serait intéressant de calculer l’influence de l’abaissement de la température sur la longueur des heures. Une éternité s’écoule avant l’apparition du plus petit signe avant coureur de l’éventuelle naissance d’un jour futur. Une autre éternité est indispensable pour que le jour se manifeste.

Je tombe à 7h30 sur un hôtel qui sert le petit-déj. Mon cerveau sait ce qu’il veut demander (un café) mais les mots n’arrivent pas jusqu’à mes lèvres. Probablement le froid. Le gars essaye d’interpréter mes gestes et me ramène un canard. Non. Il  repart et revient avec un lecteur mp3. Non toujours pas. On va pas y arriver. Je prends un crayon et lui dessine un paysage brésilien avec des cultivateurs. Ca y est nous nous comprenons. Je déguste le café. Les tremblements se calment un peu. J’attends que le soleil monte dans le ciel et me remets en selle.

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Entrer une légende

A 9h je fais tomber les gants et c’est parti pour une magnifique mâtinée de Drôme provençale. Dévorage de bitume à flanc de collines. Je bouffe du paysage à discrétion. Les habitations ici commencent à faire très « sud ».

Je prends un plaisir non dissimulé à être ici, à faire cela. Mais bon à faire joujou avec les pentes et les braquets sous ce soleil radieux il ne faudrait pas oublier que dans quelques heures je dois me taper le Mont Ventoux.

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On le voit de loin le gaillard (en haut à droite)

Après 140 kilomètres à cruiser tranquillement j’arrive à Bédoin à l’heure du déjeuner, au pied du colosse. Je m’installe à une terrasse et demande un truc copieux à manger. Ils me servent un plat de pâtes carbonara ultra-généreux (le stock de lardons de la région a du en prendre un coup). Le truc parfait qui recharge mes accus à 110%.

Tiens j’ai chopé des coups de soleil ce matin!

En fait je ne comprenais pas trop ce qu’ils lui voulaient au Ventoux. Ventoux par ci, Ventoux par là … J’attaque la montée, qui monte … (ouh) … dru. Au bout de 5 mètres je suis déjà sur le plus petit braquet et – pire – je force dessus.

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Dsl pour le filigrane

Pas une seule seconde la pente ne faiblit. Juste une côte de malade qui trace << dré dans le pentu >> et n’en finit pas de casser les mollets jusqu’au sommet 1600 mètres plus haut.

Bon il faut qu’on s’organise. Pause.

  1. Boire un bon coup (mais garder assez d’eau jusqu’au chalet Reynard)
  2. Remettre la musique (je l’arrête en journée à cause des voitures)
  3. Modifier les champs de données du GPS pour désormais afficher l’altitude

Toutes ces dispositions appliquées j’y vais calmement, méthodiquement, en fixant des objectifs par paliers de 100 mètres de montée. Ca me rappelle la traversée des Pyrénées (de l’Atlantique à la Méditerranée) réalisée il y a quelques années. Je retrouve mes marques.

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Euh … dsl pour le filigrane

Je ne sais pas quelle espèce de plaisir les gens peuvent trouver à faire les forçats dans une montée, mais j’aime aussi.

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Mission complete! Stop watch. 48h. Youhou!!

Épilogue

Et maintenant la désescalade du géant par un autre gars qui a l’air d’apprécier la vitesse (pour ma part c’était beaucoup plus raisonnable!).

Les jours suivants seront un peu moins sexy côté météo, ce qui ne me fait pas regretter d’avoir jeté mon dévolu sur le début de semaine.

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Le ciel mercredi

Retour lent à Paris, à coups de TER (pour ne pas avoir à démonter le vélo).

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Escale à Avignon au retour

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C’est ici qu’on danse ?

La future traversée express de la Suède commence à se matérialiser dans mon esprit.

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Le Pays de Bray à vélo

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Le pays de Bray


Je revois cette journée en pays de Bray comme un songe. Rétrospective d’un trajet vécu en 2016.


Le projet


Réveil naturel à 04 AM. La météo annonce une température clémente, un vent puissant vers le nord, pas de pluie et quelques éclaircies. Donc billet de train aller pour Beauvais, billet retour de Dieppe, un bon livre dans les bagages et GO. Cet après-midi je suis au bord de la mer!


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The trajet


Le départ


Gare de Beauvais. Un petit réseau de pistes cyclables me fait sortir de la bourgade et me place sur l’avenue verte. C’est une fine bande de bitume déserte qui court pendant 35 bornes entre des rangées d’arbres. On arrive ensuite en plein cœur du pays de Bray : la piste s’ouvre sur de petites routes départementales boueuses et désertes pendant une trentaine de bornes, faisant franchir de beaux vallons. Puis retour de la bande de bitume jusqu’à Dieppe.


La soufflerie


Avec ce vent dantesque qui n’en finissait pas de me pousser au cul, j’ai enquillé le parcours en mode avion de chasse. Les (beaux) paysages défilaient comme depuis la vitre d’un train. Les arbres pliaient, les éoliennes tentaient de s’extraire du sol pour également profiter de ce beau voyage.


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De la campagne (avec un tracteur au premier plan)


Tout cela dans un isolement plus isolé que le périph. Les vallées sont très larges et – parfois – on aperçoit des voitures au loin sur une route à voitures. Entre midi et deux quelques promeneurs avec chien au bout de la laisse … à 2 mètres du sol (avec ce vent, ils promènent surtout un ballon). J’ai également croisé un groupe de cyclotouristes.


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Du ciel et de la campagne


Le pays de Bray


Question animaux, vu foultitude d’oiseaux luttant avec le vent, lapins, vaches, chevaux, moutons, chèvres et poules. On notera que plus on s’approche de la mer plus il y a de poules. Pareil, je ne sais pas s’il y a un lien technique, mais les maisons sont de plus en plus rouges au fil du trajet.


Pour avoir séjourné en Angleterre, j’avais vraiment l’impression d’être dans la campagne anglaise. Je crois que mon réchaud va servir à faire du thé lors de mes prochaines escapades.


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Du ciel


Et au bout de la soufflerie la mer. Bien agitée, verte, iodée, belle. Je me pose sur la plage de galets et me laisse bercer par le spectacle.


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Dieppe

L’image d’Épinal

Le Paris-Brest-Paris 2019 en dénivelé

Le constat

Mais pourquoi mon GPS capture-t-il toujours plus de montée sur le terrain que sur Openrunner (ou Garmin Connect, […]). Et pourquoi deux GPS ne vont-ils pas donner le même dénivelé alors qu’ils sont tous deux calibrés de la même manière (s’ils capturent un point au même endroit, le point sera à la même altitude).

Côté sites en ligne je pense que c’est une contrainte de restitution. Les montées et descentes sont nivelées pour s’afficher correctement sur un graphique. Le problème c’est que l’estimation est également nivelée. Tous les sites ne nivellent pas, mais quand même un peu. Ou ils rament à l’affichage, ou ils nivellent. La preuve est que quant on extrait la trace (par exemple dans Excel) et que l’on recalcule manuellement on trouve un dénivelé supérieur à celui annoncé sur le site internet (et très proche sinon égal à celui de Basecamp).

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Côté traces capturées sur le terrain cela vient de la façon de prélever les points. Si le GPS prend un point toutes les secondes et qu’une voiture lancée pleine balle capture un point avant une bosse et un point après la bosse alors le dénivelé sera nul, comme si la bosse était effacée. C’est le même effet lorsque l’on dessine un parcours sur un site en ligne. Garmin Connect (par exemple) permet de tracer très précisément (avec l’option ‘suivre les routes’ très pratique, sous réserve de surveiller dans les zones complexes qu’il prend bien la route qu’on veut).

Garmin donne donne des distances très proches de celles que l’on reproduit sur le terrain. Le problème c’est que Garmin s’intéresse uniquement à la distance (sans doute parce que ses principaux clients sont des voitures). Il s’en fout du dénivelé. Donc sur une longue ligne droite il va poser un point au début et un à la fin, sans se demander si ça bosselle au milieu.

On pourrait dire : oui mais on s’en fout. On monte sur le vélo et on verra bien. Oui, tout à fait. Pourquoi s’embêter avec ces questions de dénivelé ?

Pour ceux que ça intéresse malgré tout, la suite de cet article approfondit l’analyse en prenant pour exemple les traces du Paris-Brest-Paris (PBP) 2019.

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La solution (théorique)

La solution est de poser des points intermédiaires dans la trace, beaucoup de points. Un tous les 5 mètres. La trace d’origine du PBP donne 1200 kilomètres de distance pour 10000 mètres d’ascension (ou d+). Cela donne en moyenne un point tous les 120 mètres. Sur ces 120 mètres il y largement de quoi insérer un petite bosse qui sera invisibles des radars.

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Ici on est dans les 500 derniers mètres séparant du kilomètre 11. En rouge le tracé initial donnant 4 mètres de montée. Le tracé avec les points intermédiaires donne 9 mètres d’ascension.

Comment ajouter des points intermédiaires ?

Pré-requis : disposer à la base d’une trace bien dessinée (qui ne sort pas des routes). Ici pas de problème la trace du PBP 2019 est très bien.

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La trace suit bien les routes, pas besoin de la redessiner

Dans le cas contraire, redessiner la trace en ligne en suivant les routes.

On sait calculer la distance entre deux points GPS (par exemple dans Excel). La première page de résultats G00gle fournira la formule et un exemple de fichier à utiliser. Dans la même logique on sait calculer le cap entre deux points. Ca donne toutes les clés pour compléter n’importe quelle trace. Pour deux points espacés de 100 mètres, on va ajouter un nouveau point tous les 5 mètres en suivant le cap entre le point de départ et le point d’arrivée.

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La trace du PBP avait 14000 points. Elle en a à présent 240000. Attention cette nouvelle trace ne peut pas être chargée dans un GPS sinon ce dernier (au mieux) fumera. Elle est exclusivement destinée à faire une estimation des altitudes.

Une fois les 240000 points fixés on peut les envoyer sur des sites en ligne qui ajoutent les altitudes et on peut commencer à calculer.

La statistique globale

Le tracé du PBP dans Basecamp est donné à 13000 mètres d’ascension. Après ajout des points il est donné à 19000 mètres.

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En rouge l’estimation de Basecamp. En bleu l’estimation après ajout des points intermédiaires.

 Exemples sur tranches de 500 mètres

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La dernière moitié du kilomètre 994

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Le kilomètre 16

Premières conclusions

Il y a un dénivelé qui avalé par la force d’inertie, par exemple après une descente. Cela veut dire que les 9000 mètres ajoutés à l’estimation initiale ne seront pas forcément 9000 mètres à passer en pédalage.

Un autre point est à vérifier quand internet pose les altitudes sur les nouveaux points : dans les pays comme la Norvège (des cailloux ou des montagnes dans de l’eau) les tunnels et ponts ne sont pas traités, peut être parce qu’il y en a trop. Du coup les altitudes données passent sur la crête des montagnes alors que le tunnel passe au niveau de l’eau. Tout ça est à retraiter manuellement. Mais bon tous les pays sont pas comme la Norvège 🙂

Si cet article vous a intéressés, je suis très demandeur pour vos remarques et questions.

 

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